Les ministères qui devraient porter des projets relatifs à la promotion des énergies renouvelables, celui de l’énergie, de l’environnement et de la recherche scientifique n’ont que des structures faibles en leur sein :
Le CNS-CI (Conseil National Solaire de la Côte d’Ivoire)
Chargé de la mise en place du programme solaire mondial, (un sommet solaire mondial s’est tenu à HARARE au ZIMBABWE, les 16 et 17 septembre 1996. Celui ci avait recommandé un programme solaire mondial qui devait être mis en place par les ministères et institutions existantes avec un financement privé et public), de l’élaboration d’un programme national chargé de l’énergie solaire et le suivi des activités dudit secteur dont les objectifs étaient :
- la définition du mode de structuration du management des projets d’énergie solaire
- les études et les analyses des besoins énergétiques nationaux
- la définition des structures de gestion durable des installations
Aujourd’hui le CNS – CI reste un instrument théorique qui ne fonctionne pas !!!
La CNDD (Commission Nationale de Développement Durable)
Mise en place en Côte d’Ivoire seulement en décembre 2004, la CNDD a une vocation exclusivement consultative : elle n’a donc aucune mission relative à la promotion des énergies renouvelables.
L’agenda 21 en Côte d’Ivoire
Encore appelé « actions 21 », l’Agenda 21 est un ensemble cohérent d’actions proposées suite au sommet de la terre de Rio en 1992.
Le but de l’agenda 21 est d’améliorer la qualité de l’environnement et promouvoir un développement durable. Ainsi, l’agenda 21 est normalement un document à la fois stratégique et opérationnel.
En Côte d’Ivoire, le processus d’élaboration d’un tél document a démarré avec la mise en place du PNAE-CI (Plan National d’Actions Environnemental en Côte d’Ivoire.)
Ce plan, adopté en décembre 1995 pour les 15 années à venir (1996 – 2010), en conseil de ministres, avait pour objectif de doter le gouvernement d’un instrument efficace pour la gestion des ressources naturelles et la préservation de l’environnement.
Malheureusement, aujourd’hui encore, l’agenda 21 au plan national n’est pas effectif.
L’IREN (Institut de Recherche des Energies Nouvelles)
L’IREN est un centre de recherche qui fonctionne comme un laboratoire car rattaché à l’Unité de Formation et de Recherche de Science et Gestion de l’Environnement (UFR - SGE) et qui est sous la tutelle du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. L’IREN rencontre des difficultés à différents niveaux : L’Institut ne bénéficie pas d’une autonomie suffisante car il est intégré à l’UFR-SGE et est relégué au rang de laboratoire. Le budget de l’IREN qui dépend de celui de l’UFR-SGE et est insignifiant.
Par ailleurs, le personnel scientifique et technique est vieillissant et en nombre insuffisant.
Le BNETD (Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement)
Depuis sa création en 1978, le BNETD est le bureau d’études et le conseil du gouvernement.
Bien que les énergies renouvelables soient inscrites dans la liste des champs d’intervention du Département « Industrie, Energie, Mines et Hydrocarbures », les échecs des projets initiaux ne favorisent pas encore la création d’une unité exclusivement chargée des énergies renouvelables au sein du BNETD.
Finalement, il paraît évident que la faiblesse des structures étatiques qui devraient participer activement à la promotion des énergies renouvelables en Côte d’Ivoire ne peut que freiner, le mouvement désormais universel de la diffusion des énergies vertes dans le pays...
A défaut de créer un ministère exclusivement chargé du chapitre, le pays pourrait de se doter d’une structure importante spécialisée dans le domaine et qui aurait pour tâches principales de recenser les potentialités et ressources en la matière, initier des projets importants afin de les exécuter.
Une volonté politique devrait suffire…
jeudi 31 décembre 2009
mercredi 30 décembre 2009
énergie solaire en Côte d'Ivoire: triste panorama
L’actuel réchauffement climatique et la prise de conscience de la quasi-totalité des décideurs de ce monde favorisent aujourd’hui l’amplification du débat sur les possibilités d’exploiter d’autres sources d’énergies.
En effet depuis quelques décennies déjà, la plupart des pays industrialisés intègrent en douceur les énergies « moins polluantes » dans leurs politiques énergétiques.
En Côte d’Ivoire, les projets importants concernant les énergies renouvelables ne pointent toujours pas à l’horizon : il faut dire que grâce à ses six barrages hydroélectriques, son gaz naturel et son pétrole, le pays est dit autosuffisant énergétiquement et fait partie de ceux qui, en Afrique de l’ouest, exportent de l’électricité !
Il est vrai que différentes expériences d’électrification solaire existent et ont été faites dans le pays. Dès le début des années 80, la Côte d'Ivoire, par l’intermédiaire de l’EECI (Energie Electrique de Côte d’Ivoire), a pris conscience de l’intérêt que présente l’énergie solaire. Ainsi, le premier projet solaire initié en 1981, qui est en réalité un projet pilote, s’inscrivait dans le cadre d’un programme d’électrification rurale expérimentale s’étendant de 1981 à 1986. Dénommé projet d’électrification rurale expérimentale solaire de Lataha, cette expérimentation a donné quelques résultats encourageants, ayant favorisé la réalisation d’autres petits projets solaires en l’occurrence les installations électriques de Ninkro à Toumodi.
Par ailleurs d’autres actions ponctuelles de moindre envergure ont été menées par l’Etat de Côte d’Ivoire. On distingue :
-Un programme de solarisation mis en place à partir de février 1995 par le gouvernement ivoirien. Depuis juin 1995, des tests de solarisation ont été initiés par la Direction de l’Énergie dans la région de TOUBA (Ouest de la Côte d’Ivoire) et KORHOGO (Nord de la Côte d’Ivoire).
Certaines installations solaires ont été faites bien avant le programme gouvernemental et totalisent plus de 90 KWc. Elles étaient dédiées à plusieurs usages, à savoir: le pompage d’eau, la communication et la signalisation, l’éclairage domestique, l’éclairage public, les points de convivialité.
-LE PROJET ATERSA
Le projet ATERSA avait pour objectif de fournir de l’électricité par systèmes d’énergie solaire photovoltaïques à 105 villages situés dans une zone éloignée du réseau électrique conventionnel, en Côte d’Ivoire.
La réalisation technique et son financement devaient être réalisés par une entreprise espagnole, ATERSA.
Le projet ATERSA a été interrompu en 2002, à cause, officiellement, des évènements survenus en septembre (rébellion armée et partition du pays).
Depuis, plus rien…
Malgré donc un flux solaire moyen avoisinant les 5 kwh/m2/j, une population toujours dans l’obscurité estimée à 6 millions d’habitants et la parfaite connaissance de l’importance des enjeux écologiques de la promotion des énergies renouvelables, la Côte d’Ivoire continue d’hésiter…
Il faut pourtant reconnaître les efforts du FEM. En effet, Le PNUD FEM de micro financement (confort minimum), dans l’exécution de son programme opérationnel de lutte contre les changements climatiques visant la promotion des «énergies alternatives au sein des groupes communautaires ruraux et périurbains», a permis de promouvoir les technologies économes en énergies ainsi que des sources d’énergie renouvelables (solaire, biogaz, etc..).
Le programme qui existe depuis 1999 a permis à travers un réseau d’ONG (Organisation Non Gouvernementale), d’OCB (Organisations Communautaires de Base) et de Mutuelles de développement, l’électrification au solaire photovoltaïque d’écoles, de logements de personnel soignant ou enseignant, de centres de santé dans les Zones d’Intervention Prioritaire (ZIP) du FEM (Nord, Centre, Sud-est, Sud-ouest) à un rythme moyen de 1 500 Wc /an correspondant à environ 260 000 $US /an. Il a également permis l’installation de chauffe eaux solaires, des réfrigérateurs solaires ainsi que de nombreux projets de foyers améliorés.
Face à l’importance de la crise écologique, les initiatives relatives à la diffusion d’énergies alternatives aux fossiles issues de structures internationales ou privées ne devraient pas supplanter les actions de l’Etat…
En effet depuis quelques décennies déjà, la plupart des pays industrialisés intègrent en douceur les énergies « moins polluantes » dans leurs politiques énergétiques.
En Côte d’Ivoire, les projets importants concernant les énergies renouvelables ne pointent toujours pas à l’horizon : il faut dire que grâce à ses six barrages hydroélectriques, son gaz naturel et son pétrole, le pays est dit autosuffisant énergétiquement et fait partie de ceux qui, en Afrique de l’ouest, exportent de l’électricité !
Il est vrai que différentes expériences d’électrification solaire existent et ont été faites dans le pays. Dès le début des années 80, la Côte d'Ivoire, par l’intermédiaire de l’EECI (Energie Electrique de Côte d’Ivoire), a pris conscience de l’intérêt que présente l’énergie solaire. Ainsi, le premier projet solaire initié en 1981, qui est en réalité un projet pilote, s’inscrivait dans le cadre d’un programme d’électrification rurale expérimentale s’étendant de 1981 à 1986. Dénommé projet d’électrification rurale expérimentale solaire de Lataha, cette expérimentation a donné quelques résultats encourageants, ayant favorisé la réalisation d’autres petits projets solaires en l’occurrence les installations électriques de Ninkro à Toumodi.
Par ailleurs d’autres actions ponctuelles de moindre envergure ont été menées par l’Etat de Côte d’Ivoire. On distingue :
-Un programme de solarisation mis en place à partir de février 1995 par le gouvernement ivoirien. Depuis juin 1995, des tests de solarisation ont été initiés par la Direction de l’Énergie dans la région de TOUBA (Ouest de la Côte d’Ivoire) et KORHOGO (Nord de la Côte d’Ivoire).
Certaines installations solaires ont été faites bien avant le programme gouvernemental et totalisent plus de 90 KWc. Elles étaient dédiées à plusieurs usages, à savoir: le pompage d’eau, la communication et la signalisation, l’éclairage domestique, l’éclairage public, les points de convivialité.
-LE PROJET ATERSA
Le projet ATERSA avait pour objectif de fournir de l’électricité par systèmes d’énergie solaire photovoltaïques à 105 villages situés dans une zone éloignée du réseau électrique conventionnel, en Côte d’Ivoire.
La réalisation technique et son financement devaient être réalisés par une entreprise espagnole, ATERSA.
Le projet ATERSA a été interrompu en 2002, à cause, officiellement, des évènements survenus en septembre (rébellion armée et partition du pays).
Depuis, plus rien…
Malgré donc un flux solaire moyen avoisinant les 5 kwh/m2/j, une population toujours dans l’obscurité estimée à 6 millions d’habitants et la parfaite connaissance de l’importance des enjeux écologiques de la promotion des énergies renouvelables, la Côte d’Ivoire continue d’hésiter…
Il faut pourtant reconnaître les efforts du FEM. En effet, Le PNUD FEM de micro financement (confort minimum), dans l’exécution de son programme opérationnel de lutte contre les changements climatiques visant la promotion des «énergies alternatives au sein des groupes communautaires ruraux et périurbains», a permis de promouvoir les technologies économes en énergies ainsi que des sources d’énergie renouvelables (solaire, biogaz, etc..).
Le programme qui existe depuis 1999 a permis à travers un réseau d’ONG (Organisation Non Gouvernementale), d’OCB (Organisations Communautaires de Base) et de Mutuelles de développement, l’électrification au solaire photovoltaïque d’écoles, de logements de personnel soignant ou enseignant, de centres de santé dans les Zones d’Intervention Prioritaire (ZIP) du FEM (Nord, Centre, Sud-est, Sud-ouest) à un rythme moyen de 1 500 Wc /an correspondant à environ 260 000 $US /an. Il a également permis l’installation de chauffe eaux solaires, des réfrigérateurs solaires ainsi que de nombreux projets de foyers améliorés.
Face à l’importance de la crise écologique, les initiatives relatives à la diffusion d’énergies alternatives aux fossiles issues de structures internationales ou privées ne devraient pas supplanter les actions de l’Etat…
mardi 29 décembre 2009
Le sommet de Hararé de 1996: un bluff?
A l'initiative de l'UNESCO, s'est tenu à Hararé au Zimbabwe, le sommet solaire mondial en Septembre 1996. Cette rencontre avait pour objectif "d'encourager la recherche, l'enseignement, la sensibilisation du public, la commercialisation et la création d'emplois dans tous les domaines liés aux énergies renouvelables"
A cet titre, le sommet a initié un programme décennal ( 1996 - 2005 ) pour la mise en œuvre de 300 projets dans 60 pays.
A la suite de ce sommet, est né en Côte d'Ivoire par arrêté ministériel en Septembre 2000, le Conseil National Solaire ( CNS - CI ), chargé de la mise en place du programme solaire mondial avec les objectifs suivants:
-la définition du mode de structuration du management des projets d'énergie solaire;
-les études et les analyses des besoins énergétiques nationaux;
-la définition des structures de gestion durable des installations
Une décennie après sa mise en place, l'on peut se demander à juste titre si le fonctionnement du CNS -CI est un mythe ou une utopie...
On n'imagine pas que l'exemple ivoirien soit représentatif de ce qui a été fait dans les 59 autres pays à la suite du sommet de Hararé.
Dans tous les cas, l'absence de volonté politique reste le premier obstacle à la vulgarisation des énergies renouvelables dans les pays en développement.
Christophe GBOSSOU
cgbossou@yahoo.fr
A cet titre, le sommet a initié un programme décennal ( 1996 - 2005 ) pour la mise en œuvre de 300 projets dans 60 pays.
A la suite de ce sommet, est né en Côte d'Ivoire par arrêté ministériel en Septembre 2000, le Conseil National Solaire ( CNS - CI ), chargé de la mise en place du programme solaire mondial avec les objectifs suivants:
-la définition du mode de structuration du management des projets d'énergie solaire;
-les études et les analyses des besoins énergétiques nationaux;
-la définition des structures de gestion durable des installations
Une décennie après sa mise en place, l'on peut se demander à juste titre si le fonctionnement du CNS -CI est un mythe ou une utopie...
On n'imagine pas que l'exemple ivoirien soit représentatif de ce qui a été fait dans les 59 autres pays à la suite du sommet de Hararé.
Dans tous les cas, l'absence de volonté politique reste le premier obstacle à la vulgarisation des énergies renouvelables dans les pays en développement.
Christophe GBOSSOU
cgbossou@yahoo.fr
jeudi 24 décembre 2009
préserver les forêts par la diffusion des équipements solaires
Selon ENDA Tiers Monde, < la plupart des cas de déforestation sont dus à la coupe abusive du bois-énergie par les populations rurales et au surpâturage induit par les besoins pastoraux.> (1995, évaluation de l'utilisation des énergies solaire et éolienne en Afrique)
L'utilisation d'équipements solaires mais aussi de biogaz peuvent permettre de réduire la grande dépendance vis à vis de la biomasse. Comment?
- soit en remplaçant les combustibles ligneux pour les besoins de cuisson, de séchage et de chauffage...
- soit en favorisant l'accroissement de l'offre de biomasse à des fins énergétiques et alimentaires
selon Jacques Parcebois, les fours ou cuisinières solaires utilisés à grande échelle pourraient permettre de réduire les destructions massives de forêts et résoudre ainsi les problèmes importants d'érosion des sols ainsi que celui de la remontée du désert (1975, l'énergie solaire, perspectives économiques. Centre National de la Recherche Scientifique)
Quelques enjeux environnementaux de la diffusion des énergies renouvelables sont ici exposés et devraient encourager les décideurs des Etats d'Afrique à s'y intéresser.
L'utilisation d'équipements solaires mais aussi de biogaz peuvent permettre de réduire la grande dépendance vis à vis de la biomasse. Comment?
- soit en remplaçant les combustibles ligneux pour les besoins de cuisson, de séchage et de chauffage...
- soit en favorisant l'accroissement de l'offre de biomasse à des fins énergétiques et alimentaires
selon Jacques Parcebois, les fours ou cuisinières solaires utilisés à grande échelle pourraient permettre de réduire les destructions massives de forêts et résoudre ainsi les problèmes importants d'érosion des sols ainsi que celui de la remontée du désert (1975, l'énergie solaire, perspectives économiques. Centre National de la Recherche Scientifique)
Quelques enjeux environnementaux de la diffusion des énergies renouvelables sont ici exposés et devraient encourager les décideurs des Etats d'Afrique à s'y intéresser.
samedi 19 décembre 2009
Energies renouvelables et formation pour freiner la désertification en Afrique
Les forêts ont une fonction extrêmement importante dans le cycle du carbone. En effet, elles retiennent le carbone à la fois dans la biomasse vivante et morte, dans les matières organiques en décomposition et dans les sols. A travers les processus de photosynthèse, de respiration, de transpiration, de décomposition et de combustion, les forêts entretiennent la circulation naturelle du carbone entre avec l'atmosphère. Ainsi, le dynamique fonctionnement des écosystèmes forestiers leur permet de recycler le carbone.
L'Agenda 21, qui est un plan d'action pour le XXIe siècle adopté lors du sommet de la Terre, à Rio, en 1992, décrit les secteurs où le développement durable doit s’appliquer dans le cadre des collectivités territoriales. La gestion des forêts ainsi que la désertification font partie de ces secteurs. Selon le PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement), l'Afrique perd quatre millions d'hectares de forêt chaque année de sorte que L'aridité progresse inexorablement.
Comment une diffusion des énergies renouvelables peut –elle aider à freiner la déforestation ?
Les fours solaires
C’est un four qui fonctionne selon le principe de l’effet de serre. Les rayons solaires à ondes courtes traversent les deux parois de verre sans subir de perte d’énergie. En touchant les parois intérieures de la cuisinière, recouverte avec de la peinture spéciale non toxique, ils se transforment en rayons thermiques à ondes plus longues, ce qui permet de chauffer la nourriture contenue dans les récipients. Grâce à une isolation thermique, les pertes de chaleur subies à l’intérieur de la cuisinière sont réduites au minimum.
En plus des avantages sur la santé (diminue les risques de maladies pulmonaires causées par la fumée et évite les dommages aux yeux causés par la fumée.), l’usage de fours solaires diminue l’utilisation du bois de chauffe, donc réduit la déforestation et la désertification.
La production et l’utilisation du biogaz
Le biogaz est le gaz qui s’obtient par fermentation de matières organiques végétales et / ou animales, en l'absence d'oxygène.
Cette fermentation (méthanisation) qui se produit naturellement (dans les marais) ou spontanément dans les décharges contenant des déchets organiques, peut aussi être provoquée artificiellement dans des bio-digesteurs. Le biogaz peut être utilisé directement pour la cuisson des aliments. Les autres avantages sont les suivants :
-la cuisson des aliments grâce au biogaz réduit efficacement la déforestation.
-les sous-produits du bio digesteur forment un bon engrais pour l’amendement des sols ;
-Le biogaz est un combustible propre, à l’inverse du bois énergie ; des recherches ont démontré que 1,6 millions de personnes mourraient chaque année des effets néfastes de la fumée du bois de feu.
Face à une déforestation constante en Afrique, ajouter à l’amplification d’un reboisement une démocratisation de fours solaires et la production de biogaz peuvent être des solutions durables.
La formation des jeunes générations
Par ailleurs, l’incitation des jeunes générations à une prise de conscience des enjeux du réchauffement climatique pourrait s’avérer déterminant.
Les efforts financiers des pays industrialisés devront donc servir aussi à la formation de ressources humaines afin d’inculquer aux ados les rudiments d’un comportement participant du développement durable.
Source
http://www.onf.fr/presse/@@display_advise.html?oid=IN00000002a9
http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=538&ArticleID=5834&l=fr
http://www.gensenegal.org/palette/5page2.htm
http://www.riaed.net/spip.php?article1480
L'Agenda 21, qui est un plan d'action pour le XXIe siècle adopté lors du sommet de la Terre, à Rio, en 1992, décrit les secteurs où le développement durable doit s’appliquer dans le cadre des collectivités territoriales. La gestion des forêts ainsi que la désertification font partie de ces secteurs. Selon le PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement), l'Afrique perd quatre millions d'hectares de forêt chaque année de sorte que L'aridité progresse inexorablement.
Comment une diffusion des énergies renouvelables peut –elle aider à freiner la déforestation ?
Les fours solaires
C’est un four qui fonctionne selon le principe de l’effet de serre. Les rayons solaires à ondes courtes traversent les deux parois de verre sans subir de perte d’énergie. En touchant les parois intérieures de la cuisinière, recouverte avec de la peinture spéciale non toxique, ils se transforment en rayons thermiques à ondes plus longues, ce qui permet de chauffer la nourriture contenue dans les récipients. Grâce à une isolation thermique, les pertes de chaleur subies à l’intérieur de la cuisinière sont réduites au minimum.
En plus des avantages sur la santé (diminue les risques de maladies pulmonaires causées par la fumée et évite les dommages aux yeux causés par la fumée.), l’usage de fours solaires diminue l’utilisation du bois de chauffe, donc réduit la déforestation et la désertification.
La production et l’utilisation du biogaz
Le biogaz est le gaz qui s’obtient par fermentation de matières organiques végétales et / ou animales, en l'absence d'oxygène.
Cette fermentation (méthanisation) qui se produit naturellement (dans les marais) ou spontanément dans les décharges contenant des déchets organiques, peut aussi être provoquée artificiellement dans des bio-digesteurs. Le biogaz peut être utilisé directement pour la cuisson des aliments. Les autres avantages sont les suivants :
-la cuisson des aliments grâce au biogaz réduit efficacement la déforestation.
-les sous-produits du bio digesteur forment un bon engrais pour l’amendement des sols ;
-Le biogaz est un combustible propre, à l’inverse du bois énergie ; des recherches ont démontré que 1,6 millions de personnes mourraient chaque année des effets néfastes de la fumée du bois de feu.
Face à une déforestation constante en Afrique, ajouter à l’amplification d’un reboisement une démocratisation de fours solaires et la production de biogaz peuvent être des solutions durables.
La formation des jeunes générations
Par ailleurs, l’incitation des jeunes générations à une prise de conscience des enjeux du réchauffement climatique pourrait s’avérer déterminant.
Les efforts financiers des pays industrialisés devront donc servir aussi à la formation de ressources humaines afin d’inculquer aux ados les rudiments d’un comportement participant du développement durable.
Source
http://www.onf.fr/presse/@@display_advise.html?oid=IN00000002a9
http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=538&ArticleID=5834&l=fr
http://www.gensenegal.org/palette/5page2.htm
http://www.riaed.net/spip.php?article1480
Energies renouvelables en Afrique: quels enjeux?
La prise de conscience de la plupart des décideurs de ce monde de l'actuel réchauffement climatique favorise l'amplification du débat sur les possibilités d'exploiter des sources d'énergies renouvelables.
En effet, depuis quelques décennies déjà, les rencontres mondiales au sommet se succèdent en la matière : Depuis le rapport Brundtland (1987) jusqu'à la conférence de Bonn (2004), en passant par le sommet de la terre à Rio (1992) et la conférence de Kyoto (1997), les problématiques liées au développement des énergies alternatives sont abordées avec passion et enthousiasme.
En Afrique aussi, des conférences se tiennent, qui ont pour but de se pencher sur la question. C'est le cas notamment de la conférence internationale sur les énergies renouvelables pour le développement en Afrique qui s'est tenue au Sénégal en Avril 2008. Cette rencontre avait pour objectif principal l'identification des obstacles à la relance du marché des énergies renouvelables en Afrique.
Pourtant, au vu des réalités du terrain africain, on pourrait se demander si les gouvernements du continent ont bien compris les enjeux du développement des énergies renouvelables...
Les biocarburants : deux tendances !!
La filière des biocarburants connait des fortunes diverses sur le continent.
En effet certains pays ont mis en place des structures spécialisées pour propulser le développement des biocarburants.
C'est le cas du Mali qui, très récemment, s'est doté de l'Agence Nationale de Développement des Biocarburants (ANADEB), chargé de promouvoir la filière tout en réglementant le marché.
Pour sa part, le Sénégal a créé tout simplement un ministère des biocarburants chargé d'exécuter un ambitieux projet quinquennal et national de développement de la culture de Jatropha curcas qui vise la production de plus d'un milliard de litres d'huile.
Le Ghana et le Nigeria ont affiché aussi leur ferme volonté de promouvoir les biocarburants à travers la réalisation de projets d'envergure nationale.
Il faut pourtant noter qu'en face de ces Etats motivés, se dressent des pays, sinon indifférents aux biocarburants, du moins hésitants. En effet, dans de nombreux pays d'Afrique encore, la filière des biocarburants est aux mains du secteur privé quasi exclusivement : Seulement des structures étatiques microscopiques sont chargées en théorie d'encadrer cette filière nouvelle et complexe.
Dans tous les cas, il faut reconnaître que la grande priorité des Etats d'Afrique reste encore la sécurité alimentaire et que, par conséquent, le choix du développement de la filière des biocarburants ne devrait pas se faire au détriment de l'agriculture vivrière, vitale, qu'il faudrait intensifier parallèlement.
L'énergie solaire : quasi -inexploitation d'une ressource abondante et gratuite
Avec un flux solaire oscillant entre 5 et 7 kWh/m²/ jour[1] le continent africain est le plus ensoleillé de la planète. Malgré cet avantage, très peu de pays africains exploitent efficacement cette source d'énergie abondante et gratuite.
De tous les obstacles qui freinent un véritable décollage de cette énergie, l'obstacle politique est le plus important. Au plan de la technologie et du financement, des structures et mécanismes bien huilés en la matière existent déjà au plan mondial et pourtant...
Il faut ici saluer le courage du Rwanda, Etat d'Afrique qui a initié le plus grand projet solaire du continent en juin 2007 avec l'installation (par des allemands) d'une centrale solaire géante occupant environ 4ha !
Les pays d'Afrique du Nord et l'Afrique du sud font aussi des efforts importants dans le domaine de l'énergie solaire.
Dans tous les cas, le bilan reste très en deçà des attentes des spécialistes, au vue de l'importance du flux solaire sur le continent. Des projets nationaux doivent être initiés et exécutés afin d'apporter l'électricité aux nombreuses populations urbaines et rurales encore dans l'obscurité sur le continent.
Le MDP : une opportunité inédite
Le Mécanisme pour le Développement Propre (MDP) prévu par l'article 12 du Protocole de Kyoto ( adopté en décembre 1997), a pour objectif d' aider les pays en développement à réaliser des projets de développement durable. Parallèlement, ce mécanisme permet aux pays industrialisés de financer des projets de réduction des émissions de GES (gaz à effet de serre) dans les pays en développement grâce à l'obtention de crédits.
Ce mécanisme se présente ainsi comme une opportunité sans précédent pour les pays d'Afrique noire, qui doivent désormais proposer des projets participant du développement durable (gestion d'ordures ménagères par la production de biogaz, promotion des énergies renouvelables, gestion durable des forêts...)
Le 9 juillet 2009, la Côte d'Ivoire a obtenu son tout premier projet dans le cadre du MDP.
C'est la Société ivoirienne de traitement des déchets (SITRADE SA) qui va collecter et traiter environ 200 000 tonnes de déchets urbains par an sur le site de Bingerville, banlieue d'Abidjan. Le recyclage des ordures qui a pour but de produire du biogaz, sera converti en électricité pour alimenter le réseau électrique national. Par ailleurs, le compost issu de cette transformation servira d'engrais organique pour l'agriculture périurbaine. Finalement, la réalisation de ce projet permettra d'éviter chaque année la production de 71 000 tonnes de CO2.
Face au réchauffement climatique et à l'épuisement inévitable des sources d'énergies fossiles, les pays d'Afrique noire ne devraient pas rester en marge du mouvement planétaire de promotion des énergies renouvelables.
Les enjeux écologiques, trop importants devraient interpeller et motiver les gouvernants.
L'abondance et la permanence de l'énergie solaire sur le continent, les réelles possibilités de la culture de Jatropha curcas (biocarburant) et le MDP sont autant d'opportunités pour les pays d'Afrique noire de participer efficacement à un développement plus durable.
En effet, depuis quelques décennies déjà, les rencontres mondiales au sommet se succèdent en la matière : Depuis le rapport Brundtland (1987) jusqu'à la conférence de Bonn (2004), en passant par le sommet de la terre à Rio (1992) et la conférence de Kyoto (1997), les problématiques liées au développement des énergies alternatives sont abordées avec passion et enthousiasme.
En Afrique aussi, des conférences se tiennent, qui ont pour but de se pencher sur la question. C'est le cas notamment de la conférence internationale sur les énergies renouvelables pour le développement en Afrique qui s'est tenue au Sénégal en Avril 2008. Cette rencontre avait pour objectif principal l'identification des obstacles à la relance du marché des énergies renouvelables en Afrique.
Pourtant, au vu des réalités du terrain africain, on pourrait se demander si les gouvernements du continent ont bien compris les enjeux du développement des énergies renouvelables...
Les biocarburants : deux tendances !!
La filière des biocarburants connait des fortunes diverses sur le continent.
En effet certains pays ont mis en place des structures spécialisées pour propulser le développement des biocarburants.
C'est le cas du Mali qui, très récemment, s'est doté de l'Agence Nationale de Développement des Biocarburants (ANADEB), chargé de promouvoir la filière tout en réglementant le marché.
Pour sa part, le Sénégal a créé tout simplement un ministère des biocarburants chargé d'exécuter un ambitieux projet quinquennal et national de développement de la culture de Jatropha curcas qui vise la production de plus d'un milliard de litres d'huile.
Le Ghana et le Nigeria ont affiché aussi leur ferme volonté de promouvoir les biocarburants à travers la réalisation de projets d'envergure nationale.
Il faut pourtant noter qu'en face de ces Etats motivés, se dressent des pays, sinon indifférents aux biocarburants, du moins hésitants. En effet, dans de nombreux pays d'Afrique encore, la filière des biocarburants est aux mains du secteur privé quasi exclusivement : Seulement des structures étatiques microscopiques sont chargées en théorie d'encadrer cette filière nouvelle et complexe.
Dans tous les cas, il faut reconnaître que la grande priorité des Etats d'Afrique reste encore la sécurité alimentaire et que, par conséquent, le choix du développement de la filière des biocarburants ne devrait pas se faire au détriment de l'agriculture vivrière, vitale, qu'il faudrait intensifier parallèlement.
L'énergie solaire : quasi -inexploitation d'une ressource abondante et gratuite
Avec un flux solaire oscillant entre 5 et 7 kWh/m²/ jour[1] le continent africain est le plus ensoleillé de la planète. Malgré cet avantage, très peu de pays africains exploitent efficacement cette source d'énergie abondante et gratuite.
De tous les obstacles qui freinent un véritable décollage de cette énergie, l'obstacle politique est le plus important. Au plan de la technologie et du financement, des structures et mécanismes bien huilés en la matière existent déjà au plan mondial et pourtant...
Il faut ici saluer le courage du Rwanda, Etat d'Afrique qui a initié le plus grand projet solaire du continent en juin 2007 avec l'installation (par des allemands) d'une centrale solaire géante occupant environ 4ha !
Les pays d'Afrique du Nord et l'Afrique du sud font aussi des efforts importants dans le domaine de l'énergie solaire.
Dans tous les cas, le bilan reste très en deçà des attentes des spécialistes, au vue de l'importance du flux solaire sur le continent. Des projets nationaux doivent être initiés et exécutés afin d'apporter l'électricité aux nombreuses populations urbaines et rurales encore dans l'obscurité sur le continent.
Le MDP : une opportunité inédite
Le Mécanisme pour le Développement Propre (MDP) prévu par l'article 12 du Protocole de Kyoto ( adopté en décembre 1997), a pour objectif d' aider les pays en développement à réaliser des projets de développement durable. Parallèlement, ce mécanisme permet aux pays industrialisés de financer des projets de réduction des émissions de GES (gaz à effet de serre) dans les pays en développement grâce à l'obtention de crédits.
Ce mécanisme se présente ainsi comme une opportunité sans précédent pour les pays d'Afrique noire, qui doivent désormais proposer des projets participant du développement durable (gestion d'ordures ménagères par la production de biogaz, promotion des énergies renouvelables, gestion durable des forêts...)
Le 9 juillet 2009, la Côte d'Ivoire a obtenu son tout premier projet dans le cadre du MDP.
C'est la Société ivoirienne de traitement des déchets (SITRADE SA) qui va collecter et traiter environ 200 000 tonnes de déchets urbains par an sur le site de Bingerville, banlieue d'Abidjan. Le recyclage des ordures qui a pour but de produire du biogaz, sera converti en électricité pour alimenter le réseau électrique national. Par ailleurs, le compost issu de cette transformation servira d'engrais organique pour l'agriculture périurbaine. Finalement, la réalisation de ce projet permettra d'éviter chaque année la production de 71 000 tonnes de CO2.
Face au réchauffement climatique et à l'épuisement inévitable des sources d'énergies fossiles, les pays d'Afrique noire ne devraient pas rester en marge du mouvement planétaire de promotion des énergies renouvelables.
Les enjeux écologiques, trop importants devraient interpeller et motiver les gouvernants.
L'abondance et la permanence de l'énergie solaire sur le continent, les réelles possibilités de la culture de Jatropha curcas (biocarburant) et le MDP sont autant d'opportunités pour les pays d'Afrique noire de participer efficacement à un développement plus durable.
Copenhague, l'Afrique et le soleil
Un des enjeux majeurs de la conférence de Copenhague était le choix du mode d'adaptation des pays en développement, notamment ceux d'Afrique noire, aux changements climatiques. Dans de nombreux secteurs tels que le transport, l'urbanisation , l'agro-alimentaire... etc, des modifications plus ou moins notables devront être opérées grâce à l'éventuelle décision de Copenhague de renforcer les investissements venus des pays industrialisés.
La filière spécifique de l'énergie solaire pourra t- elle alors enfin décoller après Copenhague? Il faut être bien conscient que l'aide des pays riches ne suffira jamais pour appliquer aux pays d'Afrique noire le troisième grand principe de la déclaration de RIO, le principe du droit au développement.
Il appartient, une fois de plus, aux décideurs des pays d'Afrique noire, de s'approprier le soleil...
La filière spécifique de l'énergie solaire pourra t- elle alors enfin décoller après Copenhague? Il faut être bien conscient que l'aide des pays riches ne suffira jamais pour appliquer aux pays d'Afrique noire le troisième grand principe de la déclaration de RIO, le principe du droit au développement.
Il appartient, une fois de plus, aux décideurs des pays d'Afrique noire, de s'approprier le soleil...
simplement...
Vous trouverez sur ce blog des informations relatives au développement des énergies renouvelables basiques ( solaire, biocarburants, biogaz ) dans les pays d'Afrique.
Les projets initiés par les États mais aussi les organisations de la société civile africaine ainsi que les investisseurs étrangers sur le continent.
Vos commentaires et réactions permettront d'améliorer progressivement la stratégie de communication de cet espace...
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bienvenue...
En créant un blog baptisé "diffusion des énergies renouvelables en Afrique", je souhaite, en toute humilité, contribuer à la prise de conscience du réchauffement climatique en Afrique noire et attirer l'attention des décideurs sur leur part de responsabilité dans ce désastre écologique...
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