samedi 5 mai 2012


RIO + 20 : une chance pour les Etas d’Afrique 

Le prochain sommet de la terre de RIO dit RIO + 20, en référence au sommet de la terre de RIO de 1992 a fixé depuis des mois déjà ses deux centres d’intérêt  liés: l’économie verte et la gouvernance du développement durable.

Le développement durable, concept qui a émergé du rapport dit de Brundtland de la commission mondiale sur l’environnement (1987) a depuis fait du chemin et  s’est imposé en  trois décennies comme alternative au modèle productiviste apparu au début du XXe siècle. Sa volonté de «prendre en compte les besoins des générations futures  tout en répondant à ceux actuels » en a fait une idée assez originale, rejoignant ainsi les craintes « prématurées » du club de Rome et de l’ensemble des mouvements  d’écologie politique qui ont émergé dans les années 1970. Les deux chocs pétroliers (1973 / 1979) ont, il est vrai facilité la prise de conscience des limites des ressources d’énergies fossiles et par voie de conséquence aidé à amorcer les recherches sur le développement d’énergies alternatives (Nucléaire, renouvelables).

L’économie verte se définit comme l’ensemble des activités qui contribuent à éviter, réduire ou supprimer toutes nuisances à notre environnement. La lutte contre toutes formes de gaspillage est donc un des fondamentaux de la « green economy », rejoignant de fait l’efficacité énergétique.

La situation politico-socio-économique de la plupart des Etats d’Afrique (à des nuances près) en fait, c’est un secret de polichinelle, les plus vulnérables face à un réchauffement climatique avéré.

Les solutions d’atténuation  et d’adaptation des effets de ce phénomène majeur sont connues (..) ; seule l’application pose problème (?).

RIO +20 sera-t-il un sommet de plus ou une réelle opportunité pour les Etats du continent africain d’aller au delà des textes en mettant en œuvre des politiques, programmes et projets concrets afin d’améliorer l’accès des populations à des services énergétiques modernes, notamment en milieux ruraux et périurbains ?

jeudi 15 décembre 2011

Economie verte et PIE

L’économie verte pourrait se définir synthétiquement comme étant l’ensemble des activités menées sans nuire délibérément à l’environnement. Ce concept qui apparaît dans le sillon du « développement durable » émergé depuis quelques décennies maintenant, prolonge la prise de conscience universelle de la vulnérabilité de notre planète.
Les efforts à l’échelle internationale sont assez visibles, même si les décideurs des puissances mondiales peinent à trouver un consensus autour d’accords contraignants notamment pour la réduction des gaz à effet de serre. Le retrait du Canada du protocole de Kyoto traduit bien la difficulté d’imposer aux pays pollueurs des limites dans des habitudes acquises méthodiquement.
Pour autant, les pays en développement en général et ceux d’Afrique de l’Ouest en particulier pourraient poser les jalons d’une économie verte par des actions relativement simples.
De la prise de conscience
Faisant elle aussi le double constat imparable d’une part de la limitation des ressources énergétiques fossiles et de la forte contribution aux nuisances environnementales par l’exploitation d’autre part (Les systèmes énergétiques mondiaux génèrent environ 60 % des gaz à effet de serre ), l’Afrique n’est pas en marge du mouvement planétaire pour « sauver la planète », comme l’attestent l’amplification, dans les Etats de ce continent, de la réflexion sur les alternatives aux énergies fossiles.
L’importance des « connaissances » est, à ce niveau d’une extrême importance. Pour amplifier la prise de conscience et inculquer une façon nouvelle de produire, consommer et agir à la base, les efforts en amont, doivent s’articuler autour des « savoirs ». Que sais le paysan analphabète de Tiegba, village situé à une quinzaine de kilomètres de Guitry, au sud-ouest de la Côte d’Ivoire, sur le traitement ou le recyclage du plastique qu’il utilise pour emballer ses emplettes du dimanche ?
Le Département de Guitry dispose t’il une structure de collecte et de recyclage de plastique ? Cette seconde question adressée à l’Etat de Côte d’Ivoire fait référence, à un second niveau, à la question des capacités à développer afin de déployer une économie verte.
Entre le paysan et l’Etat, d’autres acteurs sont mobilisés : collectivités locales, ONG, entreprises privées.
Les opérations ponctuelles des organisations internationales sont condamnées à être isolées et de taille critique faible, tant que ne seront pas créées et amplifiées les synergies entre les acteurs clés identifiés, afin de faire circuler les savoirs et renforcer des capacités. Telle est la gageure du concept PIE, pôle intégré d’excellence, initié par l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie.
La promotion d’une économie verte passe en effet par la combinaison des savoirs et le développement de capacités notamment organisationnelles et institutionnelles dans les États.

dimanche 3 juillet 2011

Sénégal, avant gardiste du solaire en Afrique subsaharienne?

le Groupe Spec (Sustainable power electric company) dont l’unité de production est établie à Dakar, vient de mettre en place, avec environ 4 milliards (cfa) d'investissements, une usine de fabricatiobn de panneaux solaires de capacité allant de 50 à 300W.

En attendant de comparer les coûts d'acquisition de panneaux de même capacité, importés ou fabriqués sur place, il faut saluer l'initiative (qui intervient dans un contexte particulièrement difficile pour le pays: De longues interruptions quotidiennes de courant)... et espérer qu'elle fasse des émules chez les voisins.


Nous vous donnerons plus d'informations après notre visite de l'entreprise.

source: http://www.sudonline.sn/un-investissement-de-4-milliards-realise-au-senegal_a_3633.html